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La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
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Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Legionellose.com
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Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
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Audit et conception des installations
Audit
Un audit des installations fera appel à des spécialistes
reconnus et formés.
Non seulement il faut que les techniciens connaissent le fonctionnement
des installations mais ils doivent disposer de protocoles et procédures
internes pour mener l'audit.
L'audit ne doit surtout pas se cantonner à quelques prélevements
d'eau et a l'identification des bras morts.... et à la remise à
jour des plans des réseaux.
Cette approche est abandonnée depuis de nombreuses années
par les pays ayant intégré le risque legionella.
Elle comportera ainsi
- une
étude du comportement hydraulique de l'eau dans les canalisations
avec: au minimum,
-une mesure des vitesses dans les
réseaux d'eau, tronçons par tronçons. Ces études
que l'on fait systématiquement lors des bonnes études
sur les réseaux d'eau potable sont à faire AUSSI sur
les réseaux d'ECS,
- une modélisation du comportement
de l'eau dans les réseaux. Un exemple donné par ailleurs
montre tout l'intérêt d'une modélisation. Là
aussi la technologie se rapproche des études sur l'eau potable,
- une étude du biofilm avec
un capteur à biofilm,
- un calcul de l'âge de l'eau
dans le réseau. Les outils modernes de modélisation
permettent de calculer l'âge de l'eau, avec les modules "qualité"
de ces logiciels. De telles études sont menées régulièrement
pour les études sur l'eau potable.
L'âge de l'eau est le temps de résidence moyen de l'eau dans
un tuyau. Si une eau est contaminée par la Legionella, on ne pourra
les détruire que si, pour une molécule bactéricide
donnée, l'on atteint un facteur CT suffisant.
Le CT est le produit:
concentration en désinfectant
C x temps de contact T du bactéricide sur les bactéries.
Si, dans un tronçon
d'un réseau ECS, il faut 2 mg/l de chlore actif sous forme HOCl
durant 30 mn pour détruire 99 % des légionelles,
Le résultat sera médiocre si
- T est insuffisant (passage préférentiel
de l'eau dans un réseau, réduction du volume d'une boucle
d'eau chaude et temps de contact insuffisant),
- la concentration en HOCl, la forme
active est insuffisante. Si l'eau est à pH 7,0 ou 7,6 il faut:
(selon le tableau)
2/ 0,7 = 2,9 mg/l de chlore libre à pH 7
2/0,4 = 5 mg/l de chlore libre total à pH 7,6.
Si la quantité injectée est de 3 mg/l la désinfection
sera médiocre à pH 7,6...
Ce capteur, mis au point et utilisé depuis 2 ans, colle aux exigences
du groupe de travail "biofilms" de l'AGHTM et coordonné
par le Professeur Lévi de la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry.
- un suivi de la corrosion avec des
coupons ou une mesure électrique (ou mieux des coupons cocernant
les divers matériaux + mesure électrique sur le matériau
le plus courant: acier C 1010, galvanisé..)
- des analyses et prélèvements
qui se feront en respectant les normes en vigueur . Les analyses doivent
se faire dans un laboratoire agréé par les DDASS
et le Ministère de la Santé, selon la norme analytique
Afnor en vigueur.
Il est souhaitable aussi que le bureau d'études dispose d'une certification
ISO 9001 ou 9002, couvrant l'audit Legionella, pour assurer une qualité
suffisante de l'étude.
Un audit mal mené, suivi d'une contamination mettra aussi bien
en cause le BE que vous avez retenu que votre entreprise ou votre organisme
public (Mairie, Conseil Général, Centre hospitalier, clinique,
matson de retraite...) en tant que donneur d'ordre.
Vous attacherez la plus
grande importance:
- à la formation des techniciens
(vos propres techniciens ou ceux du bureau d'études) en charge
de l'audit
- à la certification assurance
qualité de l'entreprise, qui doit couvrir précisément
le domaine de l'audit, (existence de procédures..),
- aux pratiques hygiène et
sécurité des techniciens menant l'audit. Les zones potentiellement
dangereuses peuvent nécessiter un masque de protection contre
les aérosols (type P3 ou selon les préconisations de
l'INRS).
La photo ci-après montre des techniciens lors d'un audit.
Un rapport d'audit sera rédigé. Il intégrera aussi
bien les exigences réglementaires mais il décrira les moyens
de contrôle et de prévention à mettre en place, les
traitements recommandés, le suivi périodique...
En aucun cas vous ne pouvez vous contenter que d'une analyse par an de
l'eau.

Détérioré,
ce rejet peut atteindre 1 % du débit.
Ainsi, une tour mal réglée peut contaminer 50 fois plus
qu'une tour parfaitement entretenue ou parfaitement réglée.
Nous utilisons pour cette
mesure 2 protocoles :
Celui du CTI (Cooling Tower Institute),
avec l'addition de sels dissous. Cette technique est performante mais
limitée, à cause de sa complexité, aux tours
importantes,
Un protocole développé
dans le cadre d'une coopération internationale par IRH et une
équipe anglaise, avec des particules fluorescentes de la taille
de la bactérie Legionella pneumophila (autour de 1 µm).
Avec environ 0,4 mg/l de particules, l'on simule une contamination
de 105 germes par ml soit l'équivalent de 108 Legionella par
litre. Avec 4 mg/l la sensibilité est augmentée de 10
fois. En prélevant des volumes d'air connus l'on peut mesurer
la performance moyenne du séparateur. Même si une incertitude
sur la mesure existe de l'ordre de grandeur à 20 % près
est très révélateur des dysfonctionnements.
Les dysfonctionnement peuvent trouver une origine dans :
- Une rupture du séparateur,
- Un entartrage ou un colmatage
partiel des espaces entre les lames du séparateur,
- Un débit d'eau non conforme à la capacité de
la tour,
- Une détérioration des
répartiteurs d'eau sur la tour.
L'audit a pour but de détecter les anomalies et de proposer des
solutions.
Pour ce bilan IRH dispose des moyens adaptés du département
étude :
- Système de prélèvement
(systèmes d'aspiration avec filtres Sartorius),
- Equipements de prélèvement normalisés avec
barboteurs,
- Equipement de mesure de vitesse de la veine gazeuse en haut de la
tour (tubes de Pitot..),
- Equipement de suivi de la corrosion et du biofilm.
haut
de page
Analyse
du risque par étude du panache
Il est très utile de faire une analyse du panache et
du risque associé, selon le vent et les conditions météorologiques.
Une telle étude peut être strictement théorique ,
à partir des données générales ou elle s'appuiera
sur :
- L'audit de la tour et la connaissance du débit d'air, de la vitesse
de l'air réelle au sommet de la tour et des simulations à
divers taux d'entraînement vésiculaire.
- la modélisation du panache.
Il pourra être fait appel à des logiciels de simulation en
association avec des logiciels de mapping pour faire des courbes autour
du point de rejet, pour une dilution donnée.
La modélisation peut être médiocre, dans certains
cas, qu'il est bon de connaître.
On peut ainsi citer, par exemple :
- L'absence totale de vent,
- Une situation atmosphérique trop stable,
- Des obstacles sur le terrain complexes ne permettant pas une modélisation
simple (grands bâtiments à proximité de la source
d'émission..). La modélisation peut se faire mais elle est
très coûteuse,
- Une grande variabilité du rejet. Dans le cas de la Legionella,
la concentration peut fortement varier avec le décrochage de biofilm,
des anomalies dans la circulation de l'air (cheminée avec un fort
débit d'air à proximité, aspiration ou rejet d'air
dans le voisinage immédiat des tours avec une vitesse élevée
des gaz.).
Une modélisation
permettra d'apprécier le risque si la tour se trouve à proximité
d'une prise d'air ou d'un bâtiment à risque (crèche,
servie d'oncologie avec VMC..).
Conception des installations
Les installations doivent être concues dans le but
- de minimiser la corrosion
des installations (choix des matériaux, traitement..),
- de minimiser l'entartrage
et l'encrassement (chimie de l'eau adaptée et traitement inhibiteur),
- d'avoir un écoulement le plus possible turbulent (nombre de
Reynolds > 4000),
- dans le cas de tours de refroidissement d'avoir des tours ayant un
entraînement vésiculaire le plus faible possible. Aux USA,
les structures équivalentes aux DRIRE et dépendant de
l'EPA demandent dans les "emission permit" un taux d'entrainement
vésiculaire < 0,0005 %. Les dossiers de consultation des entreprises
(DCE) pour fixer les exigences dans les achats de tours ont les mêmes
exigences,
- d'estimer le risque associé
- d'avoir un nombre de bras morts le plus restreint possible. Si besoin
, il faudra modéliser informatiquement le réseau d'eau
chaude sanitaire et périodiquement "caler" le modèle
par des mesures de vitesse,avec des mesures ultrasoniques ou toute méthode
techniquement acceptable.
La figure suivante donne une copie d'écran lors d'une modélisation
des réseaux.
Cette modélisation s'applique aussi bien aux réseau d'eau
chaude sanitaire qu'aux circuits de refroidissement.
Mise à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
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