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La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
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les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
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Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
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Circulaire DGS 97/311 du 24 avril 1997
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DIRECTION
GENERALE DE LA SANTE
Sous-direction de la veille sanitaire
DGS/VS2/VS4
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R
E P U B L I Q U E F R A N C A I S E
Paris
Le
ministre du travail et des affaires sociales à
Mesdames et Messieurs les préfets de région
Directions régionales des affaires sanitaires et sociales
(pour information)
Mesdames et Messieurs les préfets de département
Directions départementales des affaires sanitaires
et sociales
(pour mise en oeuvre et diffusion) |
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CIRCULAIRE DGS n° 97/311 du 24 avril 1997 relative à
la surveillance et à la prévention de la légionellose.
Date d'application : immédiate
Résumé : Organisation de la surveillance de la légionellose,
intervention lors de la déclaration d'un cas et prévention
en l'absence de cas
Mots clés : légionellose, surveillance, prévention,
établissements de soins, établissements thermaux, déclaration
obligatoire
Textes de référence : Circulaire DGS/SD1D/92 n° 513
du 20 juillet 1992 relative à la qualité des eaux minérales
naturelles dans les établissements thermaux
Textes abrogés : Circulaire DGS/PGE/1C n° 238 du 28 mars 1989
relative à la listériose et à la légionellose
I - Surveillance :
La surveillance de la légionellose en France est principalement
basée sur le système de déclaration obligatoire qui
a pour objectifs de détecter les cas groupés et d'orienter
les mesures de prévention. Depuis la mise en place de la déclaration
en 1987, le nombre de cas déclarés est resté très
faible (autour de 50 par an). Une autre source d'information est constituée
par le Centre National de Référence (CNR) des Legionella
qui, depuis 1980, reçoit d'un certain nombre de laboratoires des
souches pour identification et des sérums pour confirmation du
diagnostic (environ 230 cas par an).
Un groupe de travail, coordonné par la Direction Générale
de la Santé (DGS) et le Réseau National de Santé
Publique (RNSP), a examiné en 1995 les stratégies de surveillance
des maladies infectieuses. L'évaluation de la surveillance de la
légionellose en France a été considérée
comme une des priorités. Une étude, réalisée
par le RNSP et le CNR des Legionella avec la collaboration des laboratoires
hospitaliers, a permis d'estimer à environ 530 le nombre total
de cas de légionellose diagnostiqués en 1995 en France.
Cette étude a montré les lacunes actuelles de la déclaration
obligatoire pour la légionellose :
1. La sous-déclaration de la légionellose est majeure (90%
des cas ne sont pas déclarés).
Cette sous-déclaration ne permet pas d'obtenir des informations
fiables sur la situation épidémiologique ni d'identifier
correctement les cas groupés.
2. La définition de cas utilisée pour la surveillance nécessite
une actualisation afin de prendre en compte les nouvelles méthodes
diagnostiques et afin de s'adapter aux définitions internationales.
3. La fiche de déclaration est mal adaptée pour valider
les cas déclarés, décrire les principaux facteurs
de risque et identifier d'éventuels cas groupés.
Pour remédier à cette situation, plusieurs mesures ont été
prises :
Une nouvelle fiche de déclaration des cas de légionellose,
intégrant une nouvelle définition de cas, est jointe en
annexe de la présente circulaire. Elle devra être adressée,
dans les meilleurs délais, en priorité aux pneumologues,
réanimateurs et services de médecine interne, ainsi qu'aux
médecins assurant le suivi de patients en cure thermale. Il serait
également souhaitable que les Comités de Lutte contre les
Infections Nosocomiales (CLIN) utilisent cette même fiche pour la
surveillance de la légionellose en milieu hospitalier.
Afin d'améliorer le signalement des cas, il est nécessaire
d'en justifier l'intérêt et de diversifier les sources d'information
:
A l'occasion de la diffusion de la nouvelle fiche de déclaration,
il est primordial de sensibiliser les cliniciens et les CLIN sur l'intérêt
de la déclaration en insistant sur les mesures de prévention
qui en découlent.
Les cas confirmés par le CNR (cas avec isolement de Legionella,
séroconversion ou présence d'antigène soluble urinaire),
soit environ 170 cas supplémentaires par an, seront systématiquement
signalés aux DDASS des départements concernés.
Toute intervention ou mesure de prévention prises à la suite
de la déclaration d'un cas devrait faire l'objet d'une synthèse
pour le médecin déclarant.
Enfin, les médecins-inspecteurs de Santé Publique devront
s'assurer de la complétude et de la qualité des informations
sur les fiches de déclaration, notamment en ce qui concerne les
méthodes diagnostiques et les lieux précis d'exposition.
Au dispositif national, s'ajoute un réseau européen de surveillance
des légionelloses acquises lors des voyages (European Working Group
for Legionella Infections, EWGLI). Ce réseau regroupe actuellement
22 pays ; il est coordonné par le centre anglais de surveillance
des maladies transmissibles (CDSC). Chaque pays membre de EWGLI signale
tout cas de légionellose ayant voyagé pendant les 10 jours
précédant le début de sa maladie en précisant
les lieux fréquentés. Ces informations sont ensuite systématiquement
retransmises aux autres membres du réseau et au ministère
de la Santé du/des pays où le cas a séjourné.
L'objectif principal de ces signalements est d'identifier les cas groupés
pouvant être liés par une source commune d'infection, ceci
afin de prendre les mesures de prévention appropriées. La
France va participer à ce réseau de façon plus active
en 1997.
II - Intervention lors de la déclaration
d'un cas (prévention secondaire) :
Les grandes lignes de l'investigation des cas groupés et les principes
de prévention des légionelloses ont été décrits
dans la circulaire du 28 mars 1989. Depuis 1987, au moins une vingtaine
de foyers de cas groupés ayant principalement concerné des
établissements thermaux, des hôpitaux, des hôtels ou
des campings ont été signalés et ont fait l'objet
d'investigation. A cette occasion, il est apparu que la circulaire de
1989 nécessitait d'être détaillée et complétée.
Elle est donc annulée et remplacée par cette circulaire
à laquelle est annexé un nouveau guide d'investigation d'un
ou plusieurs cas de légionellose.
Trois grands principes ont dicté la rédaction de ce guide
:
1.La survenue d'un cas isolé de légionellose, même
s'il ne peut être attribué avec précision à
une seule source de contamination, devrait faire l'objet de mesures systématiques
de prévention. Il est donc nécessaire pour chaque cas de
recenser les expositions potentielles. Les mesures seront adaptées
en fonction du contexte :
hôpital et station thermale : enquête environnementale systématique.
hôtels, campings, lieux de travail : recommandations de "bonnes
pratiques d'entretien d'un réseau d'eau chaude sanitaire"
et vérification de la maintenance d'éventuelles tours aéro-réfrigérantes.
La recherche de Legionella n'est pas recommandée après la
survenue d'un cas isolé.
domicile : une information du patient sur l'entretien de son système
de production d'eau chaude doit être réalisée.
2. L'enquête environnementale dans les établissements recevant
des personnes à risque (hôpitaux et stations thermales) et
lors de la survenue cas groupés doit comporter un véritable
expertise des systèmes de production d'eau chaude.
3. Les méthodes massives de désinfection ne sont pas suffisantes
pour éliminer définitivement la présence de Legionella
dans un réseau d'eau chaude (sanitaire ou thermale) ; la désinfection
ponctuelle d'un réseau sans mesures structurelles n'aura qu'une
action éphémère.
III - Prévention en l'absence de cas
(prévention primaire)
Il n'existe pas de réglementation sur les sources habituelles de
contamination que sont les réseaux d'eau chaude sanitaire et les
tours aéro-réfrigérantes.
Dans les établissements recevant du public (établissements
hospitaliers, hôtels, campings, installations sportives, etc...),
l'exposition à des douches d'eau chaude sanitaire est la principale
source de légionellose. La section des eaux du Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France a proposé des mesures simples
de bonnes pratiques d'entretien d'un réseau d'eau chaude sanitaire
qui devraient permettre, dans une majorité des cas, de prévenir
la multiplication de Legionella. Une information de l'ensemble de la profession
hôtelière va être réalisée en liaison
avec le Ministère du Tourisme.
Dans les établissements thermaux, la prévention de la légionellose
a déjà été abordée dans la circulaire
DGS/SD1D/92 n° 513 du 20 juillet 1992 relative à la qualité
des eaux minérales naturelles dans les établissements thermaux
et dans les recommandations de bonnes pratiques sanitaires dans les établissements
thermaux. (Direction Générale de la Santé. Eds ADHEB,
1995).
En complément de ces mesures environnementales, il peut être
nécessaire de limiter les expositions chez des personnes particulièrement
à risque, plus sensibles à des expositions faibles. En juillet
1989, une information pour les médecins conseils des Caisses d'assurance
maladie d'une part et pour l'ensemble du corps médical par le bulletin
national de l'Ordre des médecins d'autre part, a recommandé
de contre-indiquer les cures thermales chez les personnes immuno-déprimées
(chimiothérapie anticancéreuse, corticothérapie au
long cours, affections immunodéprimantes). Cette information a
été rediffusée en 1994.
IV - Annexes :
Fiche de déclaration d'un cas de légionellose
Guide d'investigation d'un ou plusieurs cas de légionellose
V - Diffusion de la circulaire et modalité
d'application
Cette circulaire concerne l'ensemble des partenaires impliqués
dans la surveillance de la légionellose, notamment les praticiens
des services de médecine interne, pneumologie et des services de
réanimation.
Les DDASS sont chargées de la diffuser :
-
à tous les établissements de soins publics et privés
qui devront la communiquer notamment à tous les médecins
cités ci-dessus et aux responsables des CLIN,
- aux établissements thermaux,
- aux cellules inter-régionales d'épidémiologie,
- au Conseil de l'Ordre des médecins.
Par ailleurs, les DDASS, chargées de la surveillance épidémiologique,
effectueront les investigations nécessaires et prendront les mesures
appropriées en s'appuyant sur le guide d'investigation.
Les CLIN sont chargés de la surveillance des cas nosocomiaux et,
si nécessaire, de leur déclaration à la DDASS, de
l'investigation de phénomènes épidémiques
et de la prévention, en liaison avec l'équipe chargée
de l'hygiène hospitalière.
Je vous demande de bien vouloir me tenir informé des éventuels
problèmes rencontrés dans l'application de cette circulaire.
Mise
à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
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