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La
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les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
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Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
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Annexes 2 à la circulaire DGS N° 97/311
du 24 avril 1997
Mesures
de désinfection des circuits d'eau chaude sanitaire
MESURES DE LUTTE A COURT
TERME
Eléments de robinetterie (pommes de douches, brise-jet de robinet...)
:
Il doit être prévu le remplacement de tous les joints, filtres
de robinet et pommes de douches, voire flexibles de douche dont l'état
d'usure le nécessite.
Les éléments les plus récents pourront être
:
- déposés
- détartrés dans une solution à pH acide telle
que : acide sulfamique, vinaigre blanc,...
- Puis désinfectés dans une solution contenant au moins
50 mg de chlore libre par litre d'eau froide pendant au moins 30 minutes
(1).
Tout élément neuf doit faire l'objet d'une désinfection
préalable à sa pose sur le circuit selon le même protocole
que ci-dessus.
(1) Un litre d'eau de Javel à 12° chlorométrique
contient 38 grammes de chlore. Pour obtenir une solution contenant 50
mg de chlore libre par litre d'eau, il est donc nécessaire de diluer
13 ml d'eau de Javel à 12° Cl dans 10 litres d'eau.
Réservoirs ou ballons de stockage et circuit de distribution
:
Vidange complète, nettoyage et détartrage des réservoirs
avec rejet à l'égout des fluides obtenus et rinçage
des canalisations. Puis, désinfection selon l'une des deux méthodes
suivantes :
- soit, "choc chloré"
: mesures de chloration du réseau avec hyperchloration de ces
réservoirs pendant 24 heures avec du chlore à la concentration
de 15 mg/L de chlore libre dans de l'eau froide (ou 50 mg/L pendant
12 heures), suivie d'une vidange. La solution mère désinfectante,
préparée dans un bac, est introduite dans le réseau
à l'aide d'une pompe à injection. Le point d'injection
doit être situé en aval d'un dispositif de protection du
réseau public. La teneur désirée en chlore doit
être atteinte dans l'ensemble du circuit incriminé. Il
y a donc lieu de la contrôler en périphérie (point
d'usage). Cette opération doit être suivie d'un rinçage
soigneux des canalisations.
- Soit, "choc thermique" : mesures d'élévation
de la température du réseau d'eau chaude avec obtention
d'une eau chaude à 70°C en sortie de tous les robinets (en
laissant couler environ 30 minutes l'eau chaude portée à
cette température dans tout le réseau) et d'un contrôle
permettant de s'assurer du retour à une situation permettant
l'utilisation normale des installations.
MESURES DE PREVENTION A LONG TERME
Ces mesures de désinfection ont un effet limité dans le
temps, il est donc nécessaire de mettre en place des mesures permanentes
:
Certaines mesures sont des mesures de maintenance et d'entretien courants
qui doivent s'appliquer dans tous les bâtiments collectifs qu'ils
aient été ou non confrontés à des problèmes
de contamination par les légionelles. A ce sujet, il convient de
rappeler que des prélèvements isolés en vue de détecter
des Legionella et qui s'avèrent négatifs ne préjugent
pas d'une parfaite innocuité de l'eau, ni de la survenue par la
suite de flambée de Legionella, et peuvent donc donner le sentiment
d'une fausse sécurité vis-à-vis de ce risque.
Ces mesures consistent en :
- une bonne connaissance du réseau
supposant l'existence de plans à jour
- un entretien régulier et
efficace, dont les consignes même simples seront établies
pour en assurer la pérennité. Ces consignes doivent
être adaptées à la qualité de la ressource
en eau et doivent notamment combattre la formation de biofilm, elles
prévoiront :
* Au moins une fois par an, la
vidange, le curage, le nettoyage et la désinfection des
réservoir, chauffe-eau et canalisations. Les produits chimiques
utilisés doivent être agréés, les utilisateurs
doivent être protégés et la désinfection
pratiquée après le nettoyage et le rinçage
selon le même protocole que le choc chloré. Un rinçage
prolongé suivi éventuellement d'une désinfection
est nécessaire après la pose de canalisations neuves
et après travaux.
* La lutte contre l'entartrage
peut être réalisée, si nécessaire,
sur les circuits d'eau chaude sanitaire à l'aide de résines
échangeuses d'ions agréées et un suivi quotidien
par un personnel formé est souhaitable.
* Le détartrage des périphériques
de douche (robinets, pommes,...) est régulier, au minimum
annuel.
* Dans les établissements
à fonctionnement saisonnier, hôtels, centres de vacances
ou campings, il doit être procéder avant la réouverture
à un nettoyage complet des réservoirs et des éléments
de robinetterie suivi d'un écoulement prolongé à
tous les points d'usage.
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Des contrôles de routine
doivent permettre de surveiller l'évolution des installations
et de l'eau y circulant . Ils portent sur la température dans
les réservoirs et aux points d'usage (une fois par mois), l'inspection
visuelle des réservoirs, chauffe-eau et canalisations accessibles,
une fois par an.
D'autres mesures plus drastiques peuvent être conseillées
aux établissements dont on connaît la sensibilité
des réseaux aux contaminations et/ou qui accueillent des personnes
immuno-déprimées (établissements de soins, établissements
thermaux...). La mise en uvre de ces mesures supposent de bien
connaître la structure et l'état du réseau et de
porter un diagnostic sur son aptitude à supporter en continu
les mesures prescrites. Elles supposent aussi de mettre en uvre
des protocoles de maintenance complémentaires, notamment pour
la surveillance de la qualité de l'eau. Il faut rappeler que
certains traitements de l'eau chaude sanitaire visant à maintenir
un résiduel de désinfectant efficace ou à lutter
contre la corrosion ou l'entartrage par l'adjonction de produits non
agréés conduisent à rendre l'eau non conforme aux
critères de qualité des eaux destinées à
la consommation humaine telle que définis dans le décret
n°89-3 du 3 janvier 1989. Il convient donc de les réserver
à des réseaux desservant des points d'usage non destinés
à l'alimentation et d'en informer les usagers. Dans le cadre
de ces mesures, on peut, notamment, recourir :
Soit, au maintien en permanence
de chlore dans le réseau (installation de pompes à
chlore) de façon à obtenir en sortie de robinet,
une concentration comprise entre 1 et 2 mg/L de chlore libre.
Pour limiter la production de trihalométhanes, il est recommandé
de ne pas dépasser la concentration de 3 mg/L de chlore
libre.
Soit, au maintien d'une élévation
permanente de température dans les réservoirs et
ballons de telle sorte que la température de l'eau chaude
ne soit pas inférieure à 60°C à la sortie
des réservoirs de stockage. Afin de limiter les risques
de brûlures par les utilisateurs, il peut être nécessaire
d'installer des mitigeurs bloqués aux points d'utilisation
ou d'informer les utilisateurs.
D'autres méthodes de désinfection
sont en cours d'évaluation et ne peuvent être actuellement
préconisées en l'absence d'agrément.
Cependant, l'efficacité des mesures de lutte à long terme
décrites précédemment est liée à la
bonne conception du réseau . C'est pourquoi des mesures complémentaires
visant à supprimer les défauts de conception et à
améliorer la sécurité intrinsèque des installations
peuvent être également recommandées :
- Il faut profiter des travaux de
plomberie pour demander la suppression des bras morts et tuyaux borgnes.
- Dans les établissements sensibles,
préférer la production d'eau chaude instantanée
aux ballons de stockage.
Enfin, dans les hôtels ou les établissements de soins, pour
réduire l'exposition à des Legionella qui auraient pu se
développer dans les canalisations lorsque les chambres restent
inoccupées pendant plusieurs jours, il convient de soutirer l'eau
régulièrement aux exutoires et tout particulièrement
avant la mise à disposition à un nouvel occupant, pour réduire
l'exposition à des Legionella qui auraient pu se développer
dans les canalisations.
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Mise
à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
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