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site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 750366 |

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La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
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Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Legionellose.com
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Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
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MINISTÈRE
DE l'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
Sous-direction de la veille sanitaire Bureau VS4
Suivi du dossier :
Tél.:
Télécopie :
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R
E P U B L I Q U E F R A N C A I S E
Paris
La
ministre de l'emploi et de la solidarité
Le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale
à
Madame et Messieurs les préfets de région Directions régionales
des affaires sanitaires et sociales (pour exécution)
Mesdames et Messieurs les préfets de département
Directions départementales des affaires sanitaires et sociales
(pour exécution)
Mesdames et Messieurs les directeurs des agences régionales
d'hospitalisation (pour information) |
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CIRCULAIRE N° DGS/VS4/98/771 du 31 décembre 1998 relative à la
mise en oeuvre de bonnes pratiques d'entretien des réseaux d'eau dans
les établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié
aux légionelles dans les installations à risque et dans celles des bâtiments
recevant du public.
Date d'application : immédiate
NOR : MESP9830563C (texte non paru au Journal Officiel)
Grille de classement : SP 4 439
Résumé
: La présente circulaire précise l'application des préconisations
concernant la gestion du risque vis-à-vis de la prolifération
des légionelles dans les réseaux et systèmes de
traitement d'eau. Elle encourage la réalisation d'inventaires
des installations à risque et la diffusion des conseils d'entretien
de ces installations.
Mots-clés : Eaux - Maintenance des installations - Multiplication
de Legionella dans les installations.
Textes de référence :
- Arrêté du 20 juillet 1992 modifiant l'arrêté
du 14 octobre 1937 modifié relatif au contrôle des sources
d'eaux minérales
- Circulaire DGS/DH N° 429 du 8 avril 1975 relative aux problèmes
d'hygiène publique dans les établissements hospitaliers
- Circulaire DGS/SD1.D./92/N° 513 du 20 juillet 1992 relative à
la qualité des eaux minérales naturelles dans les établissements
thermaux
- Circulaire DGS/DH N° 236 du 2 avril 1996 relative à la
désinfection des endoscopes
- Circulaire DGS N° 97/311 du 24 avril 1997 relative à la
surveillance et à la prévention de la légionellose
- "100 recommandations pour la surveillance et la prévention
des infections nosocomiales" (n° spécial du BEH de juin
1992 - nouvelle édition révisée à paraître
en janvier 1999)
- Guide de bonnes pratiques DGS de juin 1995 : "Recommandations
de bonnes pratiques sanitaires dans les établissements thermaux"
Textes abrogés ou modifiés : Néant
Les bactéries du
genre Legionella se rencontrent principalement dans les eaux. La gestion
du risque sanitaire lié aux légionelles repose avant tout
sur de bonnes pratiques d'entretien des réseaux d'eau (en particulier
d'eau chaude sanitaire) et des installations à risque (cf. II),
ainsi que sur un bon usage de l'eau lors des soins. Des recommandations
à ce sujet ont été précisées dans les
textes cités en référence. La survenue en 1997 et
1998 de plusieurs épisodes de cas groupés de légionellose
communautaire ou nosocomiale démontre à l'évidence
que ces recommandations sont insuffisamment connues et insuffisamment
appliquées par les responsables des établissements concernés.
Il convient de distinguer la situation des établissements de santé
(à laquelle s'apparente, dans une large mesure, celle des établissements
thermaux (En ce qui concerne les établissements thermaux (auxquels
s'appliquent les dispositions figurant au point I), je vous adresserai,
au début de la saison thermale 1999, une circulaire spécifique
qui remplacera celle du 20 juillet 1992 et tiendra compte des situations
particulières qui m'ont été signalées depuis
lors, ainsi que des réflexions, en cours, du Conseil supérieur
d'hygiène publique de France.)), qui accueillent un grand nombre
de malades dont les défenses sont parfois gravement compromises
et qui présentent donc des facteurs de risque individuels, de celle
des autres installations exposant un public tout-venant à un risque
collectif.
I
- Prévention de la contamination par Legionella dans les établissements
de santé.
La qualité microbiologique de l'eau est un paramètre essentiel
de la maîtrise du risque nosocomial. Une contamination même
faible (au niveau du seuil de détection par exemple) par des légionelles
aux points d'usages peut constituer un danger sanitaire, particulièrement
pour les sujets présentant des facteurs de risque en rapport avec
une affection de l'appareil respiratoire ou avec la baisse de leurs fonctions
immunitaires. Les patients concernés sont donc nombreux : sujet
atteint d'une maladie respiratoire chronique ou d'une insuffisance cardiaque,
malade ayant subi une intervention chirurgicale sous anesthésie
générale, diabétique, intoxication alcoolique ou
tabagique, patient immuno-déprimé (du fait d'une chimiothérapie
ou d'une corticothérapie, d'une infection par le VIH, d'une affection
maligne ou d'une transplantation, ...), sujet âgé. De même,
les prématurés et les nouveaux-nés (qu'ils soient
ou non en réanimation néo-natale) n'ont pas achevé
le développement de leur système respiratoire et doivent
faire également l'objet de précautions particulières.
Si le producteur d'eau du réseau public est soumis à une
double obligation de moyens et de résultats pour ce qui concerne
le respect des exigences de qualité auxquelles doit répondre
l'eau destinée à la consommation, il est de la responsabilité
des gestionnaires d'établissement de santé de vérifier
et de garantir sa qualité aux points d'usage. Ceci conduit à
rappeler l'importance du respect des recommandations de suivi et de maintenance
du réseau d'eau chaude sanitaire indiquées dans la circulaire
du 24 avril 1997.
C'est pourquoi, pour renforcer la sécurité sanitaire, je
vous demande d'indiquer à tous les responsables d'établissements
de santé la nécessité :
1° D'assurer un entretien régulier du réseau de l'établissement
conformément aux indications de la circulaire du 24 avril
1997. Pour cela, chaque responsable doit détenir un dossier régulièrement
actualisé comportant :
- la description des divers
réseaux de distribution d'eau de leur établissement (plans
des réseaux, schémas d'écoulements, définition
des matériaux constitutifs des canalisations, liste des usages
: techniques, sanitaires, alimentaires ou thérapeutiques) ;
- le protocole de maintenance et d'entretien de ces réseaux ;
- les résultats des analyses effectuées périodiquement
dans le cadre de l'autosurveillance ou du contrôle sanitaire ;
- s'il y a lieu, le programme d'amélioration des réseaux.
2° De mettre en oeuvre une
surveillance de la contamination des réseaux par la recherche
de légionelles sur des prélèvements effectués
dans les réservoirs, ballons d'eau, installations à risque
(cf. point II), ainsi qu'aux points d'usage. La périodicité
et le choix des sites de prélèvements ne peuvent être
définis une fois pour toutes. Ils dépendent en effet des
résultats observés, de l'usage qui est fait des installations,
de la manière dont les patients risquent d'être exposés
et des facteurs de risque de ces patients, ainsi que des difficultés
éventuellement rencontrées pour traiter les épisodes
de contamination. Ces prélèvements doivent être effectués
au moins une fois par an dans tous les réservoirs, ballons d'eau
et installations à risque, ainsi qu'au niveau de 2 points d'usage
par tranche de 100 lits (et au minimum 10 points d'usage pour les établissements
de moins de 500 lits).
Les modalités de cette autosurveillance doivent faire l'objet d'un
protocole élaboré en concertation avec le CLIN de l'établissement.
Ce protocole précisera, en outre, les mesures immédiates
de protection des patients exposés en cas de résultat positif.
Ceci devra être l'occasion de (re)définir le rôle du
laboratoire de microbiologie de l'établissement (s'il existe) ou
d'un établissement voisin. Ce laboratoire doit être en mesure
d'assurer le diagnostic de légionellose chez les patients hospitalisés
et il est logique de lui confier la réalisation des analyses d'autosurveillance
de l'établissement. Il est rappelé que ces analyses d'eau
doivent être effectuées en respectant la norme NFT 90-431
de novembre 1993 (c'est à dire dans des conditions sensiblement
différentes de celles habituelles pour un prélèvement
biologique).
3° De formaliser les procédures d'utilisation de l'eau
pour les soins et pour la désinfection des dispositifs médicaux.
Les bonnes pratiques sont décrites notamment dans la circulaire
relative à la désinfection des endoscopes du 2 avril 1996,
dans la circulaire relative à la stérilisation dans les
établissements de santé du 20 octobre 1997, et, plus généralement,
dans les "100 recommandations pour la surveillance et la prévention
des infections nosocomiales" de juin 1992 (dont une nouvelle édition
révisée est en cours d'impression et sera diffusée
en janvier 1999).Ces procédures, élaborées avec l'aide
du CLIN, doivent être disponibles dans les services de soins et
aisément consultables. La formation du personnel à ces procédures
doit être assurée.
Compte tenu de constatations récentes, il est particulièrement
rappelé que (comme indiqué dans les "100 recommandations
pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales")
l'eau ou les solutés utilisés pour les aérosols ou
pour l'humidification de l'oxygénothérapie doivent être
stériles.
4° De rechercher systématiquement une légionellose
lors de la survenue d'une pneumopathie chez un patient hospitalisé.
Même si la recherche d'antigènes solubles dans les urines
constitue la méthode la plus simple et la plus rentable, il faut
souligner l'intérêt de l'isolement d'une souche par les techniques
microbiologiques. Tout cas de légionellose suspecte d'avoir été
contractée dans l'établissement doit donner lieu à
une enquête approfondie à la recherche de la source de la
contamination. Il doit également être déclaré
(comme tout cas de légionellose) à l'autorité sanitaire
(DDASS).
TOUS LES ETABLISSEMENTS DEVRONT ETRE DOTES DES DOCUMENTS DECRITS
CI-DESSUS, AU 30 JUIN 1999 AU PLUS TARD.
II -
Prévention de la contamination par Legionella
dans les bâtiments recevant du public et les installations à
risque.
Plusieurs types d'installations utilisant l'eau peuvent être à
l'origine d'une contamination du public : tours aéroréfrigérantes,
bains à remous et bains à jets, installations de conditionnement
d'air, circuits de refroidissement industriel, réseaux d'eau chaude
sanitaire des structures accueillant du public (hôtels, maisons
de retraite(Les maisons de retraite avec section de cure médicale
relèvent de la même démarche que les établissements
de santé), centres d'hébergement, complexes sportifs, campings,
...). La prévention de la contamination repose d'abord sur le bon
entretien de ces installations, conformément aux dispositions de
la circulaire du 24 avril 1997. En l'absence de dispositions réglementaires
spécifiques, il est recommandé aux responsables de ces installations
d'évaluer la qualité de cet entretien au moins une fois
par an par des prélèvements à la recherche de légionelles.
Des contrôles approfondis sont nécessaires en cas de prélèvement
positif et lors de la survenue de cas groupés de légionellose.
En outre, lors d'investigations récentes menées à
la suite de cas de légionellose, la localisation précise
des réservoirs potentiels de légionelles a nécessité
la réalisation d'enquêtes qui se sont révélées
difficiles. Je vous demande donc de prendre les dispositions nécessaires
afin d'en dresser l'inventaire, notamment pour les tours aéroréfrigérantes
qui font l'objet d'une déclaration ou d'une autorisation au titre
des installations classées pour la protection de l'environnement.
Vous voudrez bien assurer, en particulier avec l'aide des chambres consulaires
et des organismes professionnels de votre département et par tout
moyen que vous jugerez approprié, la diffusion des informations
permettant de prévenir les risques liés à ces installations,
notamment celles figurant dans les annexes techniques N° II, III,
IV et V de la circulaire du 24 avril 1997.
Vous voudrez bien également me tenir informé des difficultés
éventuellement rencontrées.
Le Directeur générale de la santé
Pr. J. MENARD
Mise
à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
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