
| |
Ce
site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 750366 |

| |

La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
|
| |

Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Legionellose.com
|

| |

Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
|
|
 |
Traitement thermique
Introduction
Il s'agit d'une méthode recommandée
par la circulaire de 1997.
Elle ne s'applique pratiquement que sur des réseaux d'eau chaude
sanitaire (ECS). |
|
En effet, sur les circuits de refroidissement avec tour aéroréfrigérante,
la température est beaucoup trop forte pour le matériel
(garnissage de la tour,
). Il existe toutefois des tours spéciales
avec un corps d'échange et un séparateur de gouttes stable
à une température de 70 °C (matériaux genre ABS
par exemple).
La montée en température de l'eau chaude alimentaire fut
la première méthode utilisée pour le contrôle
de la Legionella dans les systèmes d'eau chaude sanitaire des hôpitaux.
Dans le cas d'une éradication faisant suite à un développement
soudain de la L pneumophila dans un système alors l'éradication
thermique peut se justifier en tenant compte des contraintes suivantes
:
Une température supérieure à 60° inhibe le développement
de la Legionella. Des études ont montré que les temps nécessaires
pour réduire la population de legionella d'une puissance de 10
à 45°C, 50°C, 60°C et 70°C ont respectivement de
2500, 380, 5 et 1 minute.
Un graphique
donné par ailleurs montre l'influence de la température
sur la survie des légionelles
L'effet bactéricide de la température a été
démontré dans les hôpitaux. Les systèmes opérant
à une température supérieure à 50°C sont
moins susceptibles d'être contaminés par les L pneumophila.
Traitement thermique classique
La méthode de base consiste à monter la température
des ballons d'eau chaude à 70 °C puis la distribuer sur l'ensemble
des canalisations, robinets et sorties de douche pendant 30 minutes pour
permettre d'éliminer les L pneumophila contaminant ces sites.
Il est impératif que la température de l'eau de tous les
puisages soit supérieure à 60°C. Si cette condition
n'était pas réalisée, la désinfection serait
un échec.
Après la vidange du circuit on fera des cultures spécifiques
des L pneumophila sur des échantillons à différents
endroits qui doivent toutes être négatives, faute de quoi
on doit recommencer la procédure dans son intégralité.
Certains hôpitaux maintiennent cette température de 60°C
après la vidange de manière à retarder la recontamination.
Expérience clinique
De nombreux hôpitaux ont utilisé cette technique comme méthode
de désinfection de la Legionella. Cependant la recolonisation après
éradication par la L pneumophila a été rapportée
et confirmée par de nombreux cas hospitalier.
Le maintien de la température au-dessus de 60°C a permis d
`assurer la négativité des tests de croissance sur les cultures
spécifiques de la Legionella ainsi l'absence de cas de la maladie
du légionnaire.
Seul deux hôpitaux ont fait face à une recrudescence de la
L pneumophila dans les 2 années suivant une éradication
thermique combinée à un maintien de température de
60°C dans le système.
Avantages
L'éradication thermique ne nécessite pas l'installation
d'équipements particuliers et peut être mise en uvre
instantanément. Ce qui constitue un avantage certain dans le cas
d'une résurgence de la contamination du système.
Le coût peut être relativement faible à condition de
maîtriser les coûts salariaux associés à l'opération.
Inconvénients
Le principal désavantage de la méthode est l'implication
temps du nombreux personnel nécessaire à sa mise en uvre
pour surveiller l'ensemble des points éloignés, les températures
des ballons et les temps de vidange.
L'ébouillantement est un risque bien que l'expérience montre
qu'il n'y a pas eu de cas déclarés.
L'éradication thermique est un mode temporaire de désinfection
systémique. Il y a recolonisation du système après
quelques mois voire quelques semaines surtout lorsque la température
de l'eau chaude est inférieure à 50°C.
Coût
Parmi toutes les méthodes systémiques, l'éradication
thermique est la moins coûteuse. Le poste le plus coûteux
étant le poste de la main d'uvre et des heures supplémentaires
nécessaire à la mise en uvre de la méthode.
Dans un hôpital de 500 lits le coût moyen de l'éradication
thermique a été estimé par plusieurs spécialistes
à environ 120-130000 F, le poste main-d'uvre étant
le plus important. Dans un hôpital de 900 lits ces coûts monteraient
à environ 200000 F.
Les coûts d'énergie pour maintenir l'eau chaude sanitaire
à 60°C sont relativement voisins à ceux d'une eau moins
chaude.
En effet le surcoût d'énergie de chauffe est compensé
par une moindre consommation pour l'obtention des températures
de confort
La société américaine des ingénieurs en plomberie
reconnaît que le maintien de la température à 60°C
/ 43°C consomme à terme moins d'énergie et est donc
plus rentable.
Elévation de température
instantanée
On porte la température de l'eau à 85° ou plus pour
tuer les L pneumophila puis on ramène la température de
l'eau à la température désirée par dilution
à l'eau froide. Dans certains hôpitaux de tels systèmes
à production instantanée sont plus économiques que
les systèmes classiques à ballon d'eau chaude car l'encombrement
des équipements est moindre dans la mesure ou il n'y a plus de
ballon de stockage.
Le chauffage instantané est plus efficace lorsqu'il est mis en
place sur une nouvelle installation.
En effet l'efficacité dans les vieux systèmes est limitée
à cause de la présence persistante du biofilm contenant
L pneumophila qui ne sera pas affectés par l'eau chaude traitée
thermiquement en amont.
Si un système de chauffage instantané doit être installé
sur un circuit déjà contaminé par la L pneumophila,
le système doit faire l'objet d'une décontamination préalable.
Expérience clinique.
Une étude menée aux USA a montré que deux hôpitaux
disposant d'un système de chauffage instantané (Leslie Controls,
Tampa, FL) ne présentaient pas de contamination par Legionella
contrairement aux 9 hôpitaux (sur 13) utilisant les systèmes
à ballon d'eau traditionnels.
La prévention de la Legionella s'est avérée inefficace
avec cette technique dans un hôpital de 700 lits qui était
préalablement contaminé.
Dans un autre hôpital, le remplacement de volumineux ballons d'eau
chaude par un système de chauffage instantané a été
peu efficace sur le réseau éloigné.
Avantages
Le chauffage instantané ou semi-instantané offre une meilleure
efficacité et requiert un moindre encombrement que les systèmes
classiques à ballon de stockage. La gestion de ces systèmes
ne nécessite pas de compétences particulières.
De plus les réchauffeurs instantanés évitent les
ballons de stockage d'eau ou la Legionella a tendance à se développer
sous les dépôts de tartre et sédiments.
Désavantages
Comme l'éradication thermique et le traitement UV, il n'y a pas
de rémanence de la protection avec les réchauffeurs instantanés
car le traitement ne concerne que l'eau alimentaire chauffée.
Il ne peut y avoir éradication complète de la L pneumophila
dans l'ensemble du système à moins que la température
de l'eau soit supérieure à 60°C sur toutes les sorties,
ce qui est rarement le cas.
De plus il s'avère qu'il est quasiment impossible de pratiquer
l'éradication thermique avec les seules installations de chauffage
instantané en effet ceux-ci ne permettant d'assurer la température
minimum pendant un temps suffisamment long sur une quantité d'eu
suffisante pour assurer les conditions de l'éradication.
Par ailleurs, les températures en certains points, significativement
plus hautes, peuvent déclencher des dépôts de tartre
si les index (IL, IR..) deviennent défavorables.
Coûts
Pour un hôpital de 300 lits avec trois systèmes de chauffage
semi-instantané les coûts par unité sont de 80 à
10000 F non compris les coûts d'installation.
Avantages
Le chauffage instantané ou semi-instantané offre une meilleure
efficacité et requiert un moindre encombrement que les systèmes
classiques à ballon de stockage. La gestion de ces systèmes
ne nécessite pas de compétences particulières.
De plus les réchauffeurs instantanés évitent les
ballons de stockage d'eau ou la Legionella a tendance à se développer
sous les dépôts de tartre et sédiments.
Désavantages
Comme l'éradication thermique et le traitement UV, il n'y a pas
de rémanence de la protection avec les réchauffeurs instantanés
car le traitement ne concerne que l'eau alimentaire chauffée.
Il ne peut y avoir éradication complète de la L pneumophila
dans l'ensemble du système à moins que la température
de l'eau soit supérieure à 60°C sur toutes les sorties,
ce qui est rarement le cas.
De plus il s'avère qu'il est quasiment impossible de pratiquer
l'éradication thermique avec les seules installations de chauffage
instantané en effet ceux-ci ne permettant d'assurer la température
minimum pendant un temps suffisamment long sur une quantité d'eu
suffisante pour assurer les conditions de l'éradication.
Par ailleurs, les températures en certains points, significativement
plus hautes, peuvent déclencher des dépôts de tartre
si les index (IL, IR..) deviennent défavorables.
Approches nouvelles
Le développement des rubans chauffants offredes possibilités
nouvelles. En effet des fabricants proposent des rubans capables d'assurer
une température défavorable aux Legionella y compris dans
les réseaux isolés desservant les points de soutirage.
En asservissant le chauffage il est possible d'assurer la température
idéale au point de soutirage ou de chauffer les canalisations critiques
à 70-75°C durant quelques minutes et éradiquer thermiquement
les bactéries. L'asservissement pourra isoler temporairement la
distribution de l'eau.
Mise à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
|
 |
 |